L’ancien propriétaire d’une clinique de podiatrie à l’Î.-P.-É. coupable de voyeurisme
Un homme qui était propriétaire d’une clinique de soins des pieds à l’Île-du-Prince-Édouard a plaidé coupable de plusieurs accusations après s’être masturbé sous la fenêtre de la chambre à coucher d’une résidente de Charlottetown. John Johnson, 26 ans, a comparu en cour provinciale mercredi matin à Charlottetown. Il a plaidé coupable d'accusations de voyeurisme, d’intrusion de nuit et d’actions indécentes. En échange du plaidoyer de culpabilité, deux chefs d’accusation de voyeurisme et un autre de méfait ont été abandonnés. Vers 3 h du matin le 1er octobre 2024, une femme de Charlottetown avait alerté la police municipale après s’être aperçue que la moustiquaire d’une de ses fenêtres avait été sectionnée. Cette femme avait indiqué qu'elle avait repéré une Le suspect a été aperçu en train de rôder près de l’immeuble le lendemain vers 23 h 30. Deux résidents de l’immeuble l’ont pris en chasse. L’individu a été intercepté par la police à bord de son véhicule ce soir-là, accusé d’intrusion de nuit, puis relâché. Le 18 octobre suivant, John Johnson a été arrêté à sa résidence. Un mandat de perquisition y a été exécuté. L'accusé au moment d'arriver à la cour provinciale mercredi à Charlottetown. Photo : CBC / Nicola MacLeod Son ADN a été retrouvé sur les lieux du crime, ce qui a mené au dépôt des autres accusations. Depuis, il n'était pas en détention, mais il portait un bracelet électronique et devait respecter un couvre-feu. L’avocat de Johnson a demandé un rapport présentenciel avant le prononcé de la sentence, prévu pour le 7 mai. L’exposé des faits lu en cour mercredi a permis d’apprendre que le Système d'analyse des liens entre les crimes de violence (SALVAC) a transmis à la police de Charlottetown un signalement sur John Johnson en août 2024, plusieurs mois avant les faits de voyeurisme. Le SALVAC est administré par la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Il s’agit d’une banque de données qui aide les organisations policières à La raison pour laquelle ce système avait de l’information sur John Johnson n’a pas été précisée devant la cour. L’accusé n’avait pas de casier judiciaire avant les crimes dont il vient d’admettre sa culpabilité. John Johnson avait déjà eu mauvaise presse en juin 2024 lorsque la clinique de podiatrie dont il était propriétaire à Charlottetown avait fait l’objet d’une alerte de santé publique. Le bureau de la médecin hygiéniste en chef de l’Île-du-Prince-Édouard avait enquêté sur des violations des mesures de prévention et de lutte contre les infections chez Johnson Podiatry. La santé publique avait recommandé aux clients qui avaient été traités à cette clinique de 2022 à 2024 de passer des tests de dépistage du VIH, de l’hépatite B et de l’hépatite C, même si le risque d’infection avait été jugé Une enquête de CBC en juillet 2024 avait aussi permis d'apprendre que John Johnson se présentait comme un Les initiales Aucun des crimes commis en octobre 2024 par John Johnson n’est lié à la clinique de soins des pieds dont il était propriétaire. La police de Charlottetown dit continuer son enquête pour déterminer si des incidents s’y seraient produits. Avec des renseignements de Nicola MacLeod (CBC)Rôdeur sous les fenêtres
tâche de fluide corporel
contre le mur ainsi que des empreintes de pas.
La preuve démontre qu’un individu, plus tard identifié comme étant John Wesley Johnson, était à l’extérieur de sa chambre à coucher et se masturbait
, selon l’exposé conjoint des faits qui font partie du dossier.Déjà fiché dans une banque de données nationale
repérer les crimes en série et à identifier leurs auteurs
ainsi que les liens qui unissent les divers crimes commis par un même délinquant
.Une clinique sous le radar de la santé publique
très faible
.docteur
et utilisait une abréviation qui semblait signifier docteur en podiatrie
sans être en mesure de prouver quels titres de compétences il détenait.D. P.
qu’il utilisait après son nom ne correspondent d’ailleurs à aucune accréditation universitaire dans le domaine de la podiatrie. Quelques mois plus tard, la clinique avait été rebaptisée Johnson Footcare. Johnson se décrivait comme spécialiste des pieds
et non plus comme docteur en podiatrie.
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